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Phillippe Maillard brune 96 ans 16-09-06 porte ouverte UTAC autodrome médaille du mérite 2

Photo de Phillippe Maillard Brune le 16 septembre 2006 aux portes ouvertes de l'UTAC sur l'autodrome photo Pascal Pannetier

Enfant il admirait les essayeurs des usines de la banlieue ouest, passant devant chez lui essayant voitures et châssis à toute vitesse. Il est passionné par les engins mécaniques en premier par les avions puis ensuite par les motos et les autos. Son père médecin également passionné d'automobile l'emmène en bus à l’âge de 14 ans en 1924, assister à la course d'ouverture de l'autodrome. Il ne sait pas encore qu’il fréquentera ce lieu le tout au long de son existence.


Il n'a que 16 ans quand il a sa première moto, une Gnome & Rhône 500cc. En juillet 1927 à 17 ans, il s'engage dans l'épreuve d'endurance « Paris - Les Pyrénées – Paris » organisée par Moto-Revue.


Il poursuit des études d'ingénieur à l'école Breguet et entre comme ingénieur-stagiaire au service du contrôle des moteurs d'avions Gnome & Rhône, et ensuite au service des études et essais motos. Il obtient de nombreuses victoires sur ces motos en endurance entre 1928 et 1930. Il décrocha aussi une 3ème place lors du Grand Prix de France moto sur l'autodrome de Linas-Montlhéry avec une Royal Sport.


Après l'armée, de retour à la vie civile, il a des difficultés pour retrouver du travail en cette période de crise économique. En 1933, il entre à la société Moto-Comptoir, cette société était l'importateur exclusif pour la France des voitures anglaises M.G. Il est chargé de la présentation et des essais pour les clients importants. C'est comme cela qu'il rencontre l'héritier des chocolats MENIER un passionné de sport automobile, celui-ci lui demande de créer pour lui une écurie avec des MG pour faire la promotion de sa marque. C'est début 1934 que débute l'écurie Jacques MENIER avec une M.G. J4 750 cm3 à compresseur et une M.G. Magnette K.3 1100 Cm3 à compresseur suivi de toute une équipe d'assistance.


Ces voitures participent à de nombreuses courses: 24 heures du Mans, Bol d’or, course de côte internationale du Mont-Ventoux et de la Turbie ... Avec de nombreux succès, parmi lesquels le Bol d'Or 1934, 35 et 36 à Saint-Germain en Laye, les 24 Heures du Mans (1er catégorie 2 litres). A la fin de 1934, Philippe établit plusieurs records sur l'autodrome avec une MG en catégorie moins de 750cc notamment celui des 24 h et celui des 2000 km.


En 1935, vient s'ajouter une 750 Cm3 monoplace type « R », à compresseur. Cette voiture surclassait ses concurrents, comme au Grand Prix de France, sur l'Autodrome de Linas-Montlhéry. En 1936, Jacques MENIER ajoute une Delahaye 135 S de 3600 Cm3 afin de participer avec une voiture française aux Grandes courses. Cette voiture, pilotée par Philippe MAILLARD-BRUNE participe aux Grand Prix de Marseille, de la Marne, de l'A.C.F., ...


Malheureusement, cette année 1936, avec l'avènement du Front Populaire, marquera la fin de l'écurie. En ces temps de grèves, manifestations et occupations d'usines, il ne fait pas bon d'étaler sa fortune. Les 24 Heures du Mans, de cette année là sont annulés, c'en est trop en décembre l'écurie est dissoute.


Début 1937, Amédée GORDINI qui assurait le Service course de la société SIMCA-FIAT, engage dans son équipe Philippe MAILLARD-BRUNE. Avec Amédée GORDINI, il participe à des records internationaux sur une SIMCA 5 Spéciale, et a plusieurs courses importantes. M. Jacques MENIER accepte de confier la DELAHAYE de l'écurie dissoute à Philippe MAILLARD-BRUNE pour participer au grand prix de Pau, avec Amédée GORDINI faisant office de mécanicien. Fin 1937, Philippe MAILLARD-BRUNE décide de reprendre sa liberté. Recherchant une situation plus stable, il rentre chez Peugeot dans un service technico-commercial, jusqu'à la mobilisation générale, en septembre 1939.


Au début de 1940, il participe à la campagne de Belgique dans un peloton de reconnaissance motorisé et est démobilisé à Châteauroux. Pendant la guerre Philippe Maillard-Brune, est contacté par M. LEGRAIN, qu'il avait connu avant guerre, lors des préparations militaires, auxquelles il participait. Suite à la création de CETAC en 1943 par le Comité d’Organisation de l’Automobile, il est embauché par M. LETOURET, le 1er avril 1944, comme Chef d'exploitation de l'Autodrome de Linas-Montlhéry en vu d’entretenir le circuit pour préparer un éventuel redémarrage d’activité, il recrute pour cela une équipe pour en assurer l'entretien. Les allemands n’avaient pas détérioré la piste et n’utilisaient pas l’autodrome avant son arrivée, les dégradations venaient principalement du camp d'internement de nomades, qui y avait été temporairement installé. La piste servait de point de repère à l'aviation allemande lors des retours des bombardiers, vers une base proche. Après plusieurs mois de présence, un beau matin en inspectant la piste à vélo il s’est retrouvé nez à nez avec des GI US, qui étaient entrés en force par la partie sud de la piste routière, et qui lui ont présenté un ordre de réquisition.


Après guerre il travaille toujours pour le CETAC, à PARIS comme Ingénieur-Chef de Section de laboratoire, il gravit tous les échelons hiérarchiques dans les divers services de cet organisme. Il travaille notamment à des essais de métallurgie au CNRS à Bellevue et par la suite au service consacré aux cycles.


A cette époque il fit également parti de la commission technique de la Fédération Française de Motocyclisme avant d’en prendre la direction en janvier 1960 et fut aussi membre de la commission technique de la Fédération Internationale de Motocyclisme.


Pendant toute la période où l’UTAC n’était pas propriétaire de l’autodrome, il a été d’usage, que le responsable local de l'autodrome soit un militaire. C’était le cas par exemple avec le Colonel Peix, le secrétaire du responsable pouvait aussi être un militaire. En 1963, Philippe MAILLARD-BRUNE est nommé Chef de Service-adjoint à M. Antoine PEIX, Directeur de l'Autodrome. Fin 1964, M. PEIX prenant sa retraite, c'est Philippe MAILLARD-BRUNE qui assumera désormais cette activité.


De lourdes responsabilités, comme lors de la destruction du château de Saint Eutrope par l’armée dans les années 70, il était resté à l’abandon depuis la guerre et des squatteurs s’y étaient installés. Lors de cette destruction un drame a eu lieu, ce jour là une présentation constructeur avec la presse avait lieu et les responsables de la piste, avaient décidés de la fermer pendant l’heure du repas, au moment de l’explosion du bâtiment. Mais un pilote mal informé, c’était élancé sur la piste sans prévenir, et quand les officiels ont voulu, stopper la voiture à la sortie de la grande courbe, le pilote surpris à perdu le contrôle de son véhicule et à fauché plusieurs personnes qui lui faisaient signe de s’arrêter, il y a eu un mort, et plusieurs blessés ce drame l’a beaucoup marqué.


Son départ à la retraite prévu en 1975 dû être retardé d’un an jusqu'à fin 1976, ne trouvant pas de remplaçant suffisamment formé pour réaliser l’ensemble des tâches que demande la gestion d’un tel circuit. Profitant de sa retraite Philippe MAILLARD-BRUNE a renoué avec la passion de son enfance pour l'aéronautique et, en 1985, à 75 ans, il a débuté son instruction sur l'aérodrome du Castelet dans le Var, pour l'obtention du brevet de pilote privé qu'il réussit en 1988.


Un événement dont il sera très fier est sa nomination comme Chevalier de l'Ordre National du Mérite, il avait déjà reçu la Croix du Combattant 39/45 et la grande Médaille d'Or du Travail (48 ans).


Il a laissé auprès de tous ceux qui l’ont croisé un souvenir exceptionnel, à la fois par sa gentillesse, sa droiture et sa fermeté dans ses responsabilités, et une énergie débordante, jusqu’à la fin un vrai gentleman driver.&nbsp



Liens complémentaires :


Page qui lui est consacrée sur le site MG

http://mgcf.free.fr/agedor2001_biographie_PMB.htm


Hommage à Philippe MAILLARD-BRUNE par Didier MAHISTRE

http://www.moto-histo.com/Hommage/Hommage.htm


n°107 et n°108 de la revue Motocyclettiste

http://motocyclettiste.fr/?p=577


L'écurie de course Jacques MENIER

http://pagesperso-orange.fr/pone.lateb/ecurie.htm


Page de la FFMC78 consacrée aux Bol d'Or 1935 moto et auto

http://www.ffmc78.org/visiere/112.pdf


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