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C’est seulement le 4 décembre 1935 qu’un accord (concordat) est signé avec les créanciers et permet la reprise de l’activité. De nouvelles actions de 100fr seront émises le 24 mars 1936 probablement pour obtenir de nouveaux financements. C’est Robert Letorey qui sera chargé de continuer la gestion de l’autodrome et d’en relancer les activités, mais sans beaucoup plus de réussite. Au banquet de clôture du Grand prix de l’ACF le 28 juin 1936, le président de l’ACF, demande au Ministre des travaux publics «que l’Etat vienne en aide à ce laboratoire unique pour l’automobile, qu’est la piste de Montlhéry, il serait absolument désolant qu’une œuvre pareille vienne à disparaître ». En octobre 1936 c’est la fermeture de l’autodrome.


Les constructeurs auto et moto ainsi que la presse souligne l’intérêt de sauver l’Autodrome. A la suite de quoi le parlement est saisi d’une proposition de loi n°20 annexée a procès-verbal de la chambre des députés du 4 mars 1937, pour dégager un budget de 20 MF pour le rachat de l’Autodrome. Cette proposition de loi ne sera jamais votée.


Voici un extrait d’un article de Georges Bruni paru le 22 mai 1937 dans le journal «le Jour »:

Chaque année, les grandes tribunes se délabrent un peu plus, la piste s’effondre davantage. Cela durera encore quelques années ; puis Monthléry ne sera plus qu’un souvenir,… Il lance un appel pour le sauver et le réparer, il ajoute aussi : Ce qui nuit au succès commercial de l’autodrome , c’est l’absence de moyens de communication. Lui prône l’arriver du train. Et il conclut par ces mots : Sinon, Montlhéry ne fera jamais recette et il faudra limiter son rôle à celui d’un laboratoire entretenu aux frais de la collectivité,


Un des gros problème du circuit a toujours été son accès. Au départ il était desservi par l’Arpajonnais, sorte de tramway à vapeur (très lent), mais celui ci cesse son activité en 1936. Des navettes de bus vers la gare de St Michel sur Orge et vers la porte d’Orléans sont organisées les jours de course à grand frais, avant guerre beaucoup de personnes y venait aussi à vélo. Les embouteillages des jours de compétition étaient bien connus, il fallait au début certains jours au retour, plusieurs heures pour rallier Paris. Ces problèmes de desserte ne seront jamais vraiment réglés, et même il n’y a plus qu’un seul accès à l’autodrome, les autres existant à l’origine ont été depuis fermé. Il n’existe pas de gares vraiment proches et pas de lignes de bus régulières le week end. Dans un témoignage M. Maillard-Brune explique qu’à une certaine époque la Nationale 20 était placée entièrement en sens unique de Paris à Linas les jours de Grand Prix pour faciliter la circulation. Un projet d’ouverture d'un autre accès pour se rendre à l'autodrome avait été rejeté par la municipalité de Linas en 1936.


L’autodrome est donc sur le point d’être vendu par lots en liquidation judiciaire. Sous la pression de personnalités civils et militaires, le Ministère de la Défense, qui utilisait aussi ce circuit pour former ses conducteurs et motocyclistes, se porte acquéreur du domaine de l’autodrome en 1938 pour éviter un morcellement et sa disparition. L’état déboursera en 1939 12 MF pour cet achat.


En 1939 à peine le domaine annexé par l'autorité militaire, se sont les années noires de la guerre qui arrivent, pendant lesquelles son utilisation fut bien éloignée de sa vocation initiale.

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